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Wilayah Sudan
| H. 29 Dhu al-Qi'dah 1447 | No: HTS 1447 / 119 |
| M. Saturday, 16 May 2026 |
Discours du porte-parole officiel du Hizb ut-Tahrir/Wilayah Soudan lors de la conférence de presse intitulée: «Rendre à la Oumma l'autorité qui lui a été usurpée, au lieu de chercher à obtenir la légitimité auprès de l'ennemi usurpateur»
(Traduit)
Louange à Allah, Seigneur des mondes, et que la paix et les bénédictions soient sur celui qui a été envoyé comme une miséricorde pour les mondes, le guide des vertueux et le chef de ceux dont les visages et les membres rayonnent de lumière, notre maître, notre bien-aimé et notre grand, Muhammad ibn Abdullah, ainsi que sur sa famille, ses compagnons et ses fidèles.
Honorables frères présents dans cette salle, et vous qui suivez cette retransmission en direct, que la paix, la miséricorde et les bénédictions d’Allah soient sur vous.
Après sa visite au Vatican et sa rencontre avec le pape Léon XIV le 11 mai dernier, Kamil Idris, Premier ministre du gouvernement soudanais, s’est rendu au Royaume-Uni pour donner deux conférences à l’université d’Oxford et à l’université de Cambridge. Cette tournée de Kamil Idris intervient alors que l’Europe, et en particulier le Royaume-Uni, a cherché à priver de légitimité les dirigeants militaires soudanais menés par le général al-Burhan et le gouvernement civil dirigé par Kamil Idris. Cela est apparu clairement lors de la Conférence de Berlin sur le Soudan qui s’est tenue le 15 avril dernier, où le gouvernement soudanais n’avait pas été invité, tandis que, en revanche, l’invitation avait été adressée à l’« Alliance Sumoud », dirigée par l’ancien Premier ministre Abdalla Hamdok, dans le but de le promouvoir comme représentant du Soudan. L’Europe lui a ouvert la voie pour qu’il puisse rencontrer des responsables qui ont discuté avec lui de la crise soudanaise. Dans ce cadre, Hamdok a rencontré, avant la Conférence de Berlin, l’envoyée spéciale du secrétaire général de l’ONU, Beka Havisto, et a discuté avec elle des efforts internationaux visant à mettre fin à la guerre au Soudan. Le gouvernement soudanais a compris que l'Europe cherchait à lui retirer toute légitimité pour la conférer à ses représentants civils, en particulier à l'Alliance Sumoud. En conséquence, le ministère soudanais des Affaires étrangères a publié à l'époque une déclaration officielle condamnant la tenue de la Conférence de Berlin sur le Soudan sans l'avoir consulté ni même invité, y voyant une approche de tutelle coloniale qui bafoue la souveraineté nationale. Il a affirmé que le fait d'ignorer le gouvernement et ses institutions officielles créait un dangereux précédent dans les relations internationales.
Le président du Conseil de souveraineté, le général al-Burhan, a également effectué des visites intensives à la suite de la Conférence de Berlin dans plusieurs pays, dont l’Arabie saoudite le 20 avril dernier, d’où il s’est rendu directement à Oman, et le mercredi 13 mai de cette année, il s’est rendu à Bahreïn.
Toutes ces visites, ainsi que d’autres, visent à démontrer que le gouvernement soudanais, tant dans sa composante militaire que civile, jouit d’une légitimité. C’est ainsi que le général al-Burhan et le Dr Kamil Idris sont accueillis dans les pays qu’ils ont visités.
La lutte pour la légitimité entre les agents américains issus de l’armée et les agents européens, notamment britanniques, issus des milieux civils, est un conflit ancien et récurrent. Cependant, elle est devenue plus manifeste après la chute du régime du Salut, lorsque l’Europe, en particulier la Grande-Bretagne, a tenté de prendre le pouvoir aux mains de l’armée. Comme on le sait, ces tensions se sont poursuivies jusqu’au déclenchement de la guerre, qui a été initialement déclenchée afin d’empêcher les civils de prendre le pouvoir aux mains de l’armée par le biais du soi-disant accord-cadre.
Ainsi, la lutte pour la légitimité restera intense tant qu’un État idéologique ne sera pas établi au Soudan, un État qui mette fin à cette lutte internationale dans l’intérêt de la Oumma, et non dans celui d’une quelconque partie colonialiste ou de ceux qui lui sont liés. Car le mécréant colonialiste a usurpé l’autorité de la Oumma après avoir démoli le Califat Ottoman (Khilafah) et a gouverné les terres des musulmans directement ou par procuration après les avoir divisées en mini-États fonctionnels dont la mission est de le servir, et non de servir la Oumma.
Le principe fondamental est que l’autorité appartient à la Oumma. Depuis que le Prophète (saw) a établi le premier État islamique à Médine, il a tiré son autorité des musulmans par le biais de la Bay‘a (serment d’allégeance) légitime. De même, tous les Khulafaa Rashidun (califes bien guidés) ont tiré leur autorité de la Oumma par le biais de la Bay‘a légitime. Parmi les principes de gouvernance en Islam figure celui selon lequel « l’autorité appartient à la Oumma ». L’article 22 du Projet de Constitution ou Les preuves nécessaires à son établissement, préparé par Hizb ut-Tahrir, stipule ce qui suit :
« Le système de gouvernance repose sur quatre principes, à savoir :
a. La souveraineté appartient à la charia plutôt qu’au peuple ;
b. L’autorité appartient à la Oumma ;
c. La nomination d’un seul calife est une obligation pour les musulmans ;
d. Le calife est le seul à avoir le droit d’adopter les préceptes de la charia ; c’est donc lui qui promulgue la Constitution et toutes les autres lois. »
Ce qui nous intéresse ici, c'est le point (b) de cet article. Le principe selon lequel « l'autorité appartient à la Oumma » découle du fait que la charia a subordonné la nomination du calife à la Oumma et a fait en sorte que le calife prenne le pouvoir par le biais de cette bay‘a. Ubada ibn al-Samit a rapporté : «بَايَعْنَا رَسُولَ اللَّهِ ﷺ عَلَى السَّمْعِ وَالطَّاعَةِ فِي الْمَنْشَطِ وَالْمَكْرَهِ»« Nous avons prêté serment d’allégeance au Messager d’Allah (saw) en nous engageant à l’écouter et à lui obéir dans les bons comme dans les mauvais moments » (Hadith rapporté par Al-Boukhari et Mouslim). Et Abdallah ibn Amr ibn al-As a rapporté avoir entendu le Messager d’Allah (saw) dire : «وَمَنْ بَايَعَ إِمَاماً فَأَعْطَاهُ صَفْقَةَ يَدِهِ وَثَمَرَةَ قَلْبِهِ فَلْيُطِعْهُ إِنْ اسْتَطَاعَ، فَإِنْ جَاءَ آخَرُ يُنَازِعُهُ فَاضْرِبُوا عُنُقَ الْآخَرِ»« Quiconque prête serment d’allégeance (bay‘a) à un imam, en lui tendant la main et en lui offrant le fruit de son cœur, doit alors lui obéir autant qu’il le peut. Si un autre vient contester son autorité, frappez-le à la nuque » (Rapporté dans Sahih Muslim).
Puisque nous sommes musulmans, il nous incombe, aux dirigeants comme aux gouvernés, de respecter la loi du Seigneur des mondes, qui dit : ﴿فَلَا وَرَبِّكَ لَا يُؤْمِنُونَ حَتَّى يُحَكِّمُوكَ فِيمَا شَجَرَ بَيْنَهُمْ ثُمَّ لَا يَجِدُوا فِي أَنْفُسِهِمْ حَرَجاً مِمَّا قَضَيْتَ وَيُسَلِّمُوا تَسْلِيماً﴾“Non!… Par ton Seigneur! Ils ne seront pas croyants aussi longtemps qu’ils ne t’auront demandé de juger de leurs disputes et qu’ils n’auront éprouvé nulle angoisse pour ce que tu auras décidé, et qu’ils se soumettent complètement [à ta sentence].”[Sourate An-Nisa :65]. Et le Tout-Puissant dit : ﴿وَمَا كَانَ لِمُؤْمِنٍ وَلَا مُؤْمِنَةٍ إِذَا قَضَى اللهُ وَرَسُولُهُ أَمْراً أَنْ يَكُونَ لَهُمُ الْخِيَرَةُ مِنْ أَمْرِهِمْ﴾“Il n’appartient pas à un croyant ou à une croyante, une fois qu’Allah et Son messager ont décidé d’une chose d’avoir encore le choix dans leur façon d’agir”[Sourate Al-Ahzab :36].
C’est pourquoi les dirigeants, tant militaires que civils, doivent rendre à la Oumma l’autorité qui lui a été usurpée, au lieu de chercher à obtenir la légitimité auprès de l’ennemi usurpateur, qu’il soit européen ou américain, afin que la Oumma puisse prêter serment d’allégeance (bay‘a) à un homme qui remplit les conditions requises pour l’instauration du Califat, s’engageant à lui obéir pour qu’il gouverne selon le Livre d’Allah (swt) et de la Sunna de Son Messager (saw) et de ce vers quoi ils guident, afin que la Oumma puisse redevenir libre et puissante, apportant le bien à toute l’humanité, satisfaisant le Seigneur des mondes, et se libérant des chaînes des mécréants.
Et que la paix, la miséricorde et les bénédictions d’Allah soient sur vous.
Ibrahim Othman (Abu Khalil)
Porte-Parole Officiel du Hizb ut-Tahrir dans la Wilayah du Soudan
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